Accroître la vitesse
du progrès génétique en élevage
avec le service de Transfert Embryonnaire

27 Mai 2014

Le transfert embryonnaire est une technique d’avenir qui permet de rapides progrès génétiques. Très utilisé dans les schémas de sélection, il est également recommandé dans les élevages en complément de l’insémination, sur les moins bonnes femelles du cheptel.
Afin de proposer cette prestation aux éleveurs, Eliacoop fait appel aux Techniciens de Bel Air Embryon. 5 inséminateurs sont, en support, formés à la remise en place des embryons.

Le transfert embryonnaire consiste à prélever sur une femelle de qualité, dite "donneuse", un nombre d'embryons aussi grand que possible, et à implanter ceux-ci sur des femelles quelconques, les "receveuses".
Cette technique, pratiquée en France depuis le début des années 1980, est soumise à réglementation, donnant ainsi toute garantie à l'éleveur recourant à ce mode de reproduction. Elle ne peut être pratiquée que par des équipes agréées par le ministère de l'Agriculture.

Si l'insémination animale demeure le premier mode de reproduction, capable d'engendrer un progrès génétique important, le transfert embryonnaire constitue un outil complémentaire qui, lorsque son emploi est bien raisonné, permet d'accroître la vitesse du progrès génétique. C'est pourquoi il est en particulier très utilisé dans le cadre des schémas collectifs de sélection.

D’après l’Unceia, on obtient en moyenne, au niveau national, 10 embryons par collecte, dont 6 peuvent être conservés ou transférés.  Les taux de gestation de ces embryons remis en place sont en moyenne de 60 % pour les embryons frais et de 50 % pour les embryons congelés. Une donneuse superovulée produit en moyenne 3 veaux par receveuse interposée.

Une technique en 5 étapes

La superovulation

Elle est induite grâce à l'injection 2 fois par jour pendant 4 jours de préparations contenant des hormones gonadotropes, FSH essentiellement, issues d'extraits purifiés d'hypophyses de porc et dont l'innocuité a été contrôlée. En moyenne, le nombre d'ovulations observées après de tels traitements FSH est de l'ordre de 12, mais il y a une très grande variation individuelle qu'il est encore impossible de prévoir (écarts de 0 à 50 ovulations). Près d'un cinquième des femelles n'auront pas une quantité d'ovulations suffisante pour espérer obtenir un veau.

La collecte des embryons

Elle s'effectue au 7ème jour environ après l'insémination de la femelle donneuse. Elle est réalisée par l'introduction d'une sonde dans l'utérus de la femelle après franchissement du col utérin. Il s'agit d'une technique délicate, nécessitant beaucoup d'habileté et d'expérience.

L'opération dure environ une demi-heure. Elle consiste à injecter un liquide tampon dans la cavité utérine pour la rincer et à récupérer celui-ci dans lequel baigneront les embryons éventuellement présents. 
Après la collecte, les embryons sont recherchés dans le liquide soit par filtration, soit par décantation.

L'appréciation de la qualité des embryons

Elle est indispensable pour juger des espérances de fertilité et s'assurer des qualités sanitaires requises. Les embryons sont placés sous une loupe et leur qualité est estimée selon leur aspect morphologique en fonction du délai d'insémination et en fonction de l'intégrité de la membrane pellucide qui entoure l'embryon.
Il existe une grille internationale de notation, réalisée par l'IETS (International Embryo Transfer Society), codant la qualité des embryons de 1 (excellents, bons) à 4 (dégénérés ou ovocytes non fécondés).

Lavage et conservation des embryons

Le lavage des embryons dans 10 bains successifs de solution tamponnée est obligatoire. Il garantit ainsi aux éleveurs des embryons exempts de germes pathogènes. 
Ces embryons lavés sont ensuite conservés. Le délai entre récolte et transfert "en frais" ne doit pas excéder huit heures. En cas de congélation dans l’azote liquide, l'embryon ne doit pas attendre plus de quatre heures. Dans ce dernier cas, l'embryon est conservé dans un milieu contenant un cryoprotecteur. Depuis 1995, on utilise une méthode de congélation à base d'éthylène glycol, permettant le transfert direct de l'embryon en receveuse après décongélation. Cette méthode, actuellement la plus répandue, ne nécessite pas la manipulation des embryons. Le transfert direct peut être réalisé par des techniciens spécialisés, des inséminateurs par exemple.

La mise en place des embryons

Les embryons sont remis en place individuellement dans l'utérus d'une femelle dite receveuse dont on a maîtrisé le plus souvent le cycle sexuel de façon à être parfaitement synchrone avec celui de la donneuse. On choisit en général un lot de génisses pour recevoir les embryons. Il est nécessaire qu'elles soient en bon état de santé. Un examen de l'appareil génital est effectué. Elles doivent être régulièrement cyclées, et peser au moins 2/3 du poids adulte.
Dans le cas de transfert sur vaches, il est réalisé à la période optimale de mise à la reproduction, soit entre le 50e et le 80e jour après le vêlage.

Pour le transfert "en frais", le lot de receveuses doit être étroitement synchronisé avec la femelle donneuse. Il faut implanter les embryons, âgés de sept jours, à des femelles dont les chaleurs remontent également à sept jours. C'est un facteur essentiel de la réussite de la transplantation.
La synchronisation s'effectue selon les méthodes classiques de groupage des chaleurs (spirales, implants).
La détection du début des chaleurs pour chaque animal doit être précise de manière à éliminer tout animal mal synchronisé. Pour une donneuse soumise à la superovulation, on conseille de préparer six à huit génisses. Les animaux non transférés pourront être inséminés aux chaleurs suivantes.
Au moment du transfert, chaque receveuse est fouillée. On détermine ainsi quel ovaire porte le corps jaune, pour déposer l'embryon dans la corne correspondante. L'embryon est monté sur une paillette de type insémination.

Il existe deux voies de transfert :

  • la voie cervicale, qui s'apparente à l'insémination. Le passage du col est plus délicat et demande un opérateur averti. En raison de sa facilité d'emploi, c'est aujourd'hui la plus répandue.
  • la voie chirurgicale, utilisée pour les premières transplantations. Une ouverture est pratiquée dans le flanc gauche ; elle permet l'accès direct à l'utérus. L'embryon est introduit après une ponction de la corne choisie, qui ne nécessite pas de suture. La paroi musculaire et la peau sont suturées et une couverture antibiotique est pratiquée.

Un constat précoce de gestation est effectué par examen rectal à 30 jours. Les génisses qui reviennent en chaleurs (échec du transfert) peuvent être inséminées normalement.

Le  transfert embryonnaire : un double intérêt

  • sur le plan génétique

Le transfert embryonnaire est étroitement associé à la filière de la sélection bovine. La technique contribue à augmenter de plus de 70% la prolificité des femelles qui répondent le mieux au traitement.
Elle permet également de réduire notablement l'intervalle de générations puisque les collectes précoces sont possibles sur des génisses de 15 mois.
Ces deux facteurs contribuent à augmenter le progrès génétique de 20 à 30% pour un critère comme la production laitière. 

  • sur le plan sanitaire

Le transfert embryonnaire est le moyen le plus sûr, au plan sanitaire, d'échanges de matériel génétique entre fermes, régions, pays ou continents.
Les équipes de transplantation embryonnaire font l'objet de contrôles réguliers permettant de vérifier que toutes les procédures garantissant la qualité sanitaire des embryons sont respectées.

Contact

Si votre élevage est intéressé par une collecte privée ou par la remise en place d’embryons, contactez votre inséminateur ou téléphonez directement aux Techniciens de Bel Air Embryon :

Franck Mariller : 06 08 62 57 31

Daniel Notin : 06 08 62 57 23

 

Source : Unceia, Ucear

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