Améliorer son revenu
avec l’insémination animale

03 Juillet 2013

L’insémination animale s’est développée en France après la seconde guerre mondiale afin de reconstituer le cheptel bovin dévasté. La technique vise à féconder un maximum de femelles tout en rétablissant les conditions sanitaires et en développant le progrès génétique dans tous les élevages.
Les nouvelles technologies associées permettent aujourd’hui aux éleveurs de mieux organiser la reproduction et de mieux valoriser les productions. La coopérative met à disposition des exploitations un réseau de 50 techniciens de proximité formés et expérimentés, capables d’intervenir rapidement après la détection des chaleurs et l’appel de l’éleveur. L’insémination reste à Eliacoop l’acte solidaire pour le maintien des élevages sur les territoires moins denses.

L’insémination animale est une méthode de reproduction qui consiste à déposer de la semence mâle dans les voies génitales de la femelle au moment des chaleurs pour la féconder et obtenir une gestation.
Cette technique demande une bonne pratique. On estime qu’il faut entre 800 et 1000 inséminations avant de devenir un professionnel aguerri. La difficulté pour les techniciens consiste à déposer la semence à un endroit précis : après le passage du col utérin chez les vaches, dans une zone pas plus grosse qu’une pièce de 1 euro, et à l’entrée du col ou dans le col chez les chèvres.

Les origines de l’insémination

En 1780, Lazzaro Spallanzani, prêtre scientifique Italien, a le premier découvert et décrit la fécondation d'ovules par des spermatozoïdes et réussi une insémination sur une chienne.
L’insémination animale bovine s’est développée en France à partir de 1945, quand aux lendemains de la seconde guerre mondiale, les français manquaient de lait et de viande. A cette époque, un quart du cheptel a péri sous les bombardements. L’état sanitaire et les rendements sont déplorables : une vache produisait 2000 litres de lait quand elle en fait aujourd’hui 3 à 6 fois plus, selon la race. Partout, les éleveurs s’organisent en syndicats et décident d’investir dans des centres d’insémination, technique utilisée avec succès en Russie depuis 1910, au Danemark, en Angleterre et aux Etats-Unis depuis 1930.
Les toutes premières inséminations chez la chèvre ont quant à elles été pratiquées en 1954, en semence fraîche, sur chaleurs naturelles. Ce n’est qu’à partir de 1985 que cette technique de reproduction se développe à grande échelle, avec la restructuration en 1983 des centres de production et l’appui de la profession.

L’intérêt d’inséminer

De tout temps, les hommes ont cherché à sélectionner les animaux qu’ils élevaient en s’attachant à reproduire certains caractères morphologiques d’une génération à l’autre.
En 1945, les centres d’insémination sélectionnent et recrutent les taureaux dans les campagnes sur leurs caractères physiques (phénotypes) en vue d’accroître les rendements en lait et en viande des veaux à naître. C’est le début de la sélection sur la voie mâle.
L’insémination a ainsi permis d’effectuer un choix plus précis des taureaux, mais aussi de diffuser plus largement sa semence dans les élevages. Alors qu’un taureau de monte naturelle saillit en moyenne 100 à 150 femelles sur toute sa carrière, un mâle utilisé pour l’insémination animale peut féconder jusqu’à 150 000 vaches. En remplacement du taureau communal passant de vache en vache, d’élevage en élevage, l’insémination a endigué les problèmes sanitaires de l’époque. Elle a en outre dédouané les éleveurs les plus démunis de la toute-puissance des riches sélectionneurs seuls à posséder les reproducteurs. L’insémination a été et reste un outil commun de développement économique et de progrès au service de tous les éleveurs.

Aujourd’hui, l’insémination animale permet aux éleveurs :

  • d’endiguer la propagation de maladies sexuellement transmissibles

(IBR, Fièvre Q, Néosporose, Chlamydiose, Brucellose…) par l’utilisation d’une semence indemne et le recours à des gaines à usage unique.Les taureaux français sont parmi les animaux présentant les meilleures garanties sanitaires. Les contrôles sont assurés par le Laboratoire de Contrôle des Reproducteurs créé en 1952 par le ministère de l'agriculture. Grâce à cette politique, le niveau sanitaire des femelles s'est considérablement amélioré et une dizaine de maladies sexuellement transmissibles ont été éradiquées chez les mâles.

  • de diffuser rapidement le progrès génétique par des accouplements ciblés.

Les schémas de sélection et les éleveurs bénéficient aujourd’hui de la génomique : technique scientifique de lecture de l’ADN et de calcul du progrès génétique attendu sur plusieurs index, pour la voie mâle et la voie femelle. L’utilisation associée de techniques innovantes telles que le génotypage, la semence de jeunes taureaux génomiques, la semence sexée, ou le transfert embryonnaire, décuple ce progrès génétique.

  • d’accroître la rentabilité de l’élevage

par le choix des produits à naître (semence sexée femelle pour le renouvellement, semence Charolais Excellence pour la valorisation des produits en viande…).

  • d’organiser la reproduction en lots tout en se libérant de contraintes

L’insémination permet de gérer la production sur l’année, en fonction de la grille du prix du lait. Associée aux techniques telles que le groupage des chaleurs, les monitorings de détection des chaleurs et de vêlage, l’insémination simplifie le travail de l’éleveur.

L’activité insémination en France

7 millions d’IAT (Inséminations Totales) ont été réalisées en France en 2011, dont 77% en élevages laitiers et 23% en élevages allaitants.

Depuis son développement à grande échelle en 1982, l’insémination caprine progresse de façon régulière. 77 000 IAC ont été enregistrées en France en 2011, sur un cheptel de près d’un million de chèvres (dont 390 000 inscrites au contrôle de performances).

Sources : Unceia, Capgènes

Le précepte mutualiste

A l’occasion d’un séminaire en novembre 2011, le Conseil d’Administration a réaffirmé le rôle fondamental de la coopérative Eliacoop de : « garantir le service insémination à tout éleveur, où qu’il se trouve (secteur à forte ou faible densité d’élevage), à un prix unique et juste».
Proposée à un coût mutualisé, l’insémination reste l’acte solidaire de notre coopérative mutualiste, garante de la pérennité de tous les élevages de notre zone.

Le réseau de Techniciens

Un réseau de proximité réactif

En 2012, la France comptait 1600 inséminateurs

La période d’insémination idéale se situe entre 6 et 24 heures après le début de l’oestrus.
Eliacoop recommande aux éleveurs d’appeler l’inséminateur dès qu’ils constatent plusieurs signes de chaleurs significatifs, validés par une chaleur de référence.

Pour répondre à la demande dans le délai imparti, et proposer un service insémination réactif, Eliacoop dispose d’un réseau de 50 techniciens qui quadrillent la zone d’activité au plus près des élevages.
Le dispositif mis en place compte 10 groupes de travail composés chacun de 3 à 5 titulaires de secteurs et d’un inséminateur remplaçant. De taille humaine, ces collectifs assurent un suivi efficace des élevages et de leurs particularités.
3 inséminateurs remplaçants dits "Haut le pied" peuvent également être appelés en renfort sur n’importe quel secteur ou groupe de travail.

Des Techniciens formés et expérimentés

Nos Techniciens ont tous suivi un enseignement spécifique dont la formation est assurée par l'Anfeia. L'examen à l'issue de cette formation permet d'obtenir le Certificat d'Aptitude aux Fonctions de Technicien d'Insémination (CAFTI), délivré par le CEZ (Centre d'Enseignement Zootechnique).
Chaque Technicien réalise en moyenne 3000 inséminations par an ; leur maîtrise de l’acte est très développée.

Le dévouement et l’engagement individuel de nos salariés sont la clé du bon suivi de la reproduction de vos élevages.

Afin de contacter l’inséminateur en charge de votre élevage, consultez notre rubrique « Contactez vos Techniciens ».

 

L’insémination a été et reste un outil commun de développement économique et de progrès au service de tous les éleveurs.

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